Rendez-vous :
Le 11 Juillet à Matignon
Après les rejets massifs et successifs de sa politique ultra-libérale aux élections de 2004 et au référendum européen, le gouÂvernement veut poursuivre de plus belle en arnaquant notre peuple. Sous prétexte de répondre au mécontentement social et aux inquiétudes pour l’avenir, il propose une « modernisation » à base de précarisation, de baisse du pouvoir d’achat populaire et de coupes sombres dans les services publics ; et un « ordre social » fondé sur le populisme, l’autoritarisme et le communautarisme.
5 juillet 2005
Le gouvernement se moque du monde. Alors que les Françaises et les Français viennent une nouvelle fois de condamner massivement ses choix ultra-libéraux en France et en Europe, Chirac, de Villepin et Sarkozy annoncent qu’ils redoublent dans le même sens :
Explosion de la précarité avec le nouveau vrai-faux contrat de travail qui mettra pendant deux ans les salariés sous la menace d’un licenciement immédiat ;
Augmentation massive du coût de la santé avec la mise en place du médecin traitant, organisant une médecine à deux vitesses, pour les pauvres et pour les riches ; XHausse des prix des transports de 1,8% à 3%, et même 3,5% pour la Carte orange ; hausse du prix du gaz de 4%, sans compter 14% dans les cartons pour s’aligner sur celui du pétrole ;
Aucune augmentation des allocations chômage : c’est la première fois depuis des années que le gouvernement ne fait même pas un geste symbolique au 1er juillet ; XPrivatisations : vente de 6% de France-télécom, mise en vente par actions du capital de GDF ; idem très bienÂtôt pour EDF et les société d’autoroute.
Vraiment, la guerre est engagée contre l’emploi, les salaiÂres, les droits sociaux, le monde du travail, les milieux populaires. Ne les laissons pas faire !
La dangereuse illusion du populisme autoritaire et du communautarisme
La droite est consciente que ses choix ont été condamnées par les Françaises et les Français. Elle propose donc l’alter-native en trompe l’Å“il d’un ordre social inspiré des thèses les plus populistes de l’extrême droite.
Pour combattre l’insécurité sociale, dont les politiques libérales sont responsables, elle propose de « nettoyer » les quartiers populaires, de culpabiliser les juges et de donner libre cours aux politiques autoritaires autorisant toutes les « bavures ». Et elle en appelle à un ordre moral derrière lequel elle voudrait, comme au XIXe sièÂcle, enrégimenter les religions.
Tout le monde sait, depuis des décennies, que cette conception autoritaire produit le résultat inverse de celui qu’elle dit viser. Principalement, parce qu’elle sert de prétexte à ne pas s’attaquer aux causes du mal : la pauvreté, le chômage, le mal vivre et la désespérance. Et ensuite parce que, faute de solutions de fonds à ces fléaux, le cycle violence-répres-sion-violence est sans fin. Il faut avoir le courage de revenir sur les lois répressives successives et privilégier résolument les réponses sociales et les mesures d’éducation, de prévention, de dissuasion et de réinsertion.
Rassemblons-nous pour combattre ce "Libéralpopulisme" et proposer à notre peuple une véritable alternative politique.
Ce « libéral-populisme » - mélange d’ultra-libéralisme, d’autoritarisme et de communautarisme - est beaucoup plus qu’un tour de passe-passe de la droite française. Il est en place ou en cours de l’être dans de nombreux pays du monde : des USA de G. Bush à l’Iran de Mahmoud Ahmadinejad, en passant par l’Italie de Berlusconi. C’est le projet de société qui convient au capitalisme mondialisé et financiarisé d’aujourd’hui. Il est très dangereux. Il faut le combattre.
Il faut alerter, dénoncer, organiser les résistances et les luttes. Et il faut en même temps nous rassembler - hommes et femmes de gauche, progressistes, démocrates - pour proposer à notre peuple une véritable alternative. La victoire du non de gauche au référendum montre que c’est possible. Soyons des milliers à construire ensemble un programme politique rompant franchement avec les logiques libérales.



