Après le 29 janvier :

Le 19 : encore plus fort !

Un bras de fer est engagé entre le mouvement social et le pouvoir. L’enjeu : la poursuite de la politique libérale, qui a engendré la crise, ou des mesures de relance économique par l’emploi et le pouvoir d’achat.


5 mars 2009

Le 29 janvier fera date dans l’histoire des mouvements sociaux français. Parce que, pour la première fois depuis 40 ans, une plate-forme revendicative commune unissait tous les syndicats.

Parce que le monde du travail, le privé et le public, était rassemblé dans une même volonté : faire fléchir ce pouvoir qui mène au pas de charge une politique de casse tous azimuts du modèle social français. Parce que des millions de Français ont manifesté non pas leur anxiété et leur inquiétude, mais leur exaspération et leur détermination à imposer une autre politique nationale. Le 29 janvier, des millions d’hommes et de femmes ont dit : « Cela ne peut pas continuer ! Cela fait des décennies que nous subissons des politiques économiques et sociales libérales, pour le plus grand profit des actionnaires, mais au détriment de nos conditions de vie. Cette politique est la cause de la crise. Nous n’en sommes pas responsables et nous n’acceptons pas d’en faire les frais par une nouvelle dégradation. »

Aujourd’hui, les deux tiers des Français se disent décidés à poursuivre leur action. Et ce ne sont pas les prestations télévisées du Président de la République qui les en dissuaderont. D’un côté, contraint par la mobilisation sociale, il annonce un saupoudrage de mesures sociales pour 2,6 milliards, de l’autre il fait un nouveau cadeau au patronat de 8 milliards avec la réforme de la taxe professionnelle. Autrement dit : une réduction prévisible du service public local et un nouveau transfert d’impôts sur les familles. Par contre, rien pour l’emploi, pour les salaires et pour les retraites. Alors qu’il suffirait de 9 milliards pour porter le smic à 1500 euros ! Le tout enrobé dans le discours libéral le plus orthodoxe qui voudrait que l’aide aux entreprises soit la garantie pour sortir de la crise ! Alors que, depuis des décennies, elles bénéficient déjà d’importantes exonérations de charges : 65 milliards en 2008. Pour quel résultat ? Est-ce que cela empêche les délocalisations ? Les plans de licenciements ? La réduction du pouvoir d’achat des salaires ? Et les entreprises ne cessent d’annoncer, jour après jour, des plans de réduction massive d’emplois !

Pourtant l’argent existe (cf. encadré). Mais, il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Non seulement Sarkozy n’entend pas changer de cap, mais il veut utiliser la crise pour accélérer le rythme des réformes libérales.

L’heure est donc à la mobilisation pour que le 19 mars marque une nouvelle étape dans l’action de tous ceux qui veulent un plan de relance pour les salaires et pour l’emploi à la hauteur de ce qui a été fait pour les banques. De eulent que la gauche construise une alternative politique réelle et durable, en rupture avec les dogmes libéraux.

L’argent existe

- Exonérations de charges patronales payées par l’Etat en 2008 : 65 milliards
- Dividendes versés aux actionnaires du Cac 40 en 2008 : 54,2 milliards
- Bénéfices de Total en 2008 : 14 milliards
- Bénéfice d’Arcelor/Mital en 2008 : 6,4 milliards
- Paquet fiscal au bénéfice des contribuables les plus fortunés : 18 milliards par an

En comparaison :

- Mesures sociales annoncées : 2,8 milliards
- Pour porter le smic à 1500 euros, il faudrait : 9 milliards


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Posté le mercredi 25 mars 2009 par vallade patrice
Le 19 : encore plus fort !

Voila, j’y étais avec quelques collègues de boulot. J’ai fait un billet sur mon blog à ce sujet avec des images et une vidéo, jetez-y un oeil.

http://www.blog-lognes.com/2009/03/jour-de-manif.html